Pour
faire suite au post précédent, je soumets à la sagacité des
lecteurs cette étrange couverture, qui a fait (fera) date dans la
micro-histoire de l'édition.
Certains,
je les entends déjà, diront que cela ne pouvait tomber que sur H.
P. Lovecraft : spécialiste ès-malédictions, connaisseur
hors-pair des créatures d'outre-espace donnant envie de cesser
séance tenante toute exploration martienne, expert en boites de
Pandore dont l'ouverture révèle d'horrifiques panthéons, le voilà
donc victime de la terrible et ignominieuse coquille de couverture.
Impossible
à dissimuler, portant atteinte au patronyme révéré par beaucoup,
infamante, car multipliée comme autant de rejetons de Yog-Sothoth à
la pestilentielle aura..
Voilà
l'écrivain qualifié de « Lovercraft », alors que
« lover » n'est pas le mot qui vient (spontanément) à
l'esprit lorsqu'on en aborde les écrits !
Mais
cela, tout lecteur à l'esprit affûté l'aura compris :
l'imprimeur a sans doute été trompé par quelque démon venu de
l'océan, fâché de se voir révélé au grand jour par cet étrange
homme du 19e siècle perdu au 20e.
Par-delà
le mur de l'illustration, je vous propose en suffocation musicale une
bonne dizaine de minutes en compagnie de Shub-Niggurath (le groupe
français), vous allez entendre, ils sont (étaient plus exactement)
de bonne compagnie et illustrent parfaitement les textes de H. P.
Lovecraft.
T.-R.
